Quelles sont les origines de l’épilepsie du chat ?

épilepsie du chat

Les données actuelles sur l’épilepsie du chat sont relativement peu nombreuses. Chez le chat, les études estiment que 2,1 % d’entre eux souffrent ou ont souffert de crises convulsives. Mais deux chats souffrant d’épilepsie peuvent avoir une épilepsie différente. En effet, les spécialistes distinguent, à l’heure actuelle, plusieurs classes d’épilepsie du chat se différenciant par leur origine.

L’épilepsie du chat de forme idiopathique

Elle est qualifiée d’idiopathique car actuellement son origine est inconnue ou non identifiable avec les outils de diagnostic actuels. Par conséquent, son diagnostic est difficile. Elle est également appelée épilepsie essentielle ou primaire.

Selon les études, il est estimé que 20 à 60 % des chats épileptiques souffriraient d’épilepsie idiopathique. Les animaux déclenchent leurs premières crises entre 3 et 5 ans qui s’expriment très majoritairement par des crises convulsives partielles (cf. Comment se manifeste l’épilepsie chez le chat ?). Entre les crises, l’animal ne présente aucun signe clinique.

Si une origine génétique de l’épilepsie idiopathique a pu être identifiée chez le chien, les études réalisées ne semblent pas mettre en évidence le même modèle chez le chat. Il a toutefois été remarqué que l’on dénombrait davantage de chats atteints d’épilepsie idiopathique chez les chats Européens à poils courts que chez les autres races. En revanche, les chats Persans semblent moins affectés par cette maladie. L’épilepsie du chat de forme idiopathique touche aussi bien les mâles que les femelles.

Une autre entité pathologique spécifique du chat, le FARS (Feline Audiogenic Reflex Seizure) constituerait un sous-genre d’épilepsie idiopathique.

L’épilepsie du chat de forme cryptogénique

L’épilepsie cryptogénique est considérée comme un sous-genre d’épilepsie idiopathique. Une lésion cérébrale à l’origine des crises est fortement suspectée mais elle ne peut pas être mise en évidence avec les outils de diagnostic actuels. Elle peut se déclarer sur des chats de tout âge. C’est cette forme d’épilepsie qui serait la plus fréquente chez les chats.

L’épilepsie du chat de forme secondaire

Aussi appelée épilepsie structurelle, intracrânienne ou encore symptomatique, elle désigne les épilepsies se déclarant suite à une lésion du cerveau. Cette forme d’épilepsie touche principalement les chats âgés (8 ans en moyenne), mâles ou femelles.

De même, l’expression clinique dépendra de la localisation de l’atteinte cérébrale intéressées par la lésion (cf. Comment se manifeste l’épilepsie chez le chat ?). D’autres signes cliniques pourront également être présents en dehors des crises.

L’encéphalopathie réactive du chat

Elle est aussi appelée épilepsie réactive, réactionnelle ou extracrânienne. L’encéphalopathie réactive est une forme d’épilepsie du chat se déclarant suite à une atteinte métabolique d’un organe autre que le cerveau (par exemple le foie ou le pancréas). Elle est à l’origine de crises d’épilepsie car le développement de l’atteinte entraîne des répercussions au niveau cérébral.

Chez le chat, la grande majorité des cas d’encéphalopathies réactives est due à une intoxication par certains antiparasitaires, une hypoglycémie ou une encéphalose hépatique (dysfonctionnement du foie conduisant à une accumulation d’ammoniaque dans le sang). L’encéphalopathie réactive se déclare plutôt chez le chat âgé (8 ans en moyenne).

A voir aussi :