En voyage avec un chien épileptique

en voyage avec un chien épileptique

C’est l’heure du départ en vacances et le chien est de la partie. S’il souffre d’épilepsie, cela peut être une source de questionnements sur la démarche à suivre pour que le trajet se passe pour le mieux. Le voyage peut être une source de stress et favoriser le déclenchement de crises d’épilepsie. Voici une série de conseils pour voyager dans les meilleures conditions possibles avec un chien épileptique.

Avant le départ en voyage

Réfléchir au moyen de transport

Lorsque l’on souhaite voyager avec un chien épileptique, il est préférable de pouvoir le surveiller afin de pouvoir agir rapidement en cas de crise. De plus, le chien se sentira plus rassuré si son propriétaire est à ses côtés. Il vaut mieux donc privilégier un moyen de transport où il est possible de rester à proximité de lui comme la voiture ou le train.

 Prévoir le traitement antiépileptique

Avant de partir, il faut s’assurer que l’on dispose de suffisamment de médicaments pour couvrir la durée totale du voyage. Il peut être utile de repérer les cliniques vétérinaires les plus proches du logement de vacances, en cas d’urgence.

Ne pas oublier sa nourriture habituelle

Les changements d’alimentation rapides sont déconseillés car ils peuvent entraîner des diarrhées mais aussi une modification de l’absorption du traitement antiépileptique.

Pendant le voyage

Attention au mal des transports du chien

Tout comme les humains, les chiens peuvent également être sujets au mal des transports. Cela se manifeste de plusieurs façons. Au cours du voyage, le chien peut avoir la nausée, saliver et vomir. Il peut également être agité ou au contraire rester prostré et vocaliser pendant la totalité du voyage. Des médicaments vétérinaires spécifiques existent pour ces situations.

Lorsqu’un chien épileptique souffre du mal des transports, son état d’anxiété lié à son mal-être peut favoriser l’apparition de crises d’épilepsie. Le plus simple est de demander un traitement contre le mal des transports au vétérinaire qui suit l’épilepsie du chien et qui pourra ainsi lui prescrire un médicament adapté tout en tenant compte de sa maladie.

Attention au fatal coup de chaleur du chien !

Lors d’un long voyage à la belle saison, il faut être vigilant face au risque de coup de chaleur de l’animal. Cette affection touche en grande majorité les chiens et se déclenche lorsque l’animal n’arrive plus à réguler sa température corporelle. Contrairement aux humains, le chien ne transpire pas excepté au niveau des coussinets plantaires. Le principal mécanisme de refroidissement chez le chien est le halètement. Si un chien se retrouve dans un environnement trop chaud ou trop humide, il lui devient impossible de réguler sa température corporelle. Les races avec un pelage épais et/ou un museau court y sont encore plus sensibles.

Le coup de chaleur se manifeste par les symptômes suivants : halètement, salivation abondante et mousseuse, déshydratation, muqueuses rouges, puis abattement, hallucinations, parfois convulsions, prostration et mort. Le coup de chaleur peut être fatal en 30 minutes.

En voyage, afin d’éviter un coup de chaleur ou une crise d’épilepsie liée aux trop fortes chaleurs, il est impératif de faire un arrêt au minimum toutes les deux heures pour sortir le chien à l’extérieur, le mettre à l’ombre et lui proposer à boire. Il est également nécessaire de garder en permanence de l’eau fraîche dans un thermos (attention : pas d’eau glacée !).

L’idéal est de pouvoir mettre la climatisation dans la voiture. Si celle-ci n’en est pas équipée, les fenêtres doivent être ouvertes. Il peut être également intéressant, en cas de forte chaleur, de mouiller l’animal avant le départ, toujours avec de l’eau fraîche mais pas glacée, et de renouveler l’opération à chaque arrêt.

Enfin, un chien ne doit sous aucun prétexte être laissé enfermé dans une voiture, même si la température extérieure n’est que de 25 °C et que le temps est couvert…